Une famille

Comme je le disais dans le premier article, je suis issue d’une famille très nombreuse. J’ai toujours voulu fonder mon foyer nombreux moi aussi, et j’ai posé ma pierre dans la continuité de ce grand édifice en mars dernier.

Cet enfant, je l’ai voulu toute ma vie, je l’ai encore plus ardemment désiré depuis mon entrée concrète dans la vie professionnelle en 2009. J’ai attendu d’emménager avec mon amoureux de l’époque, début 2011, évidemment. Mais comme mon corps refusait de fonctionner normalement, il a fallu aller voir des gens pour remettre tout ça en ordre.

J’en parlerai plus en détail dans un prochain article, mais le vrai problème était-il dans mon corps ou dans ma tête ? Toujours est-il que le vrai miracle est arrivé avec un autre homme, fortement désiré par moi mais pas par lui. Il a eu le temps de la grossesse pour s’y adapter, et il a réussi. Moi, j’ai eu le temps de la grossesse pour angoisser, trépigner d’impatience, imaginer, rêver.

Maintenant, je l’ai dans les bras. C’est un étranger. Je l’aime, mais j’ai l’impression de ne pas le connaître, de ne pas avoir voulu tant que ça qu’il soit là. Il me dérange autant qu’il me fait sourire, il me fait déborder d’amour autant qu’il m’insupporte. Je le regarde, et j’ai envie de m’éloigner. Je le regarde, et j’ai envie de le serrer dans mes bras. Je le regarde, et j’ai envie de partir, seule.

Je suis issue d’une famille très nombreuse. Avec plein de secrets, de tous les côtés, plein de non-dits, qui ont donné naissance à de nombreuses situations mesquines, empoisonnantes. Et pourant, chaque racine des problèmes rencontrés par les membres de cette famille a pour origine une blessure tue. Avec des bribes de mots et d’anecdotes glânées ici et là et interprétées, j’ai reconstitué une histoire douloureuse.

Est-ce parce que cette histoire est inscrite dans mes gênes que celle de mon foyer doit devenir douloureuse aussi ? C’est la question que je me pose ces dernières semaines. Je n’en ai pas envie, mais pour l’instant je n’arrive pas à le combattre. J’aimerais tout faire pour que la vie soit belle. Pas parfaite, mais belle. Je veux le meilleur pour mes hommes et, pour l’instant, je ne sais pas le leur donner.

Ce sera un des sujets principaux de ce blog. Parce que je n’arrive pas à l’aborder avec qui que ce soit que je connais, pas même ma moitié. Parce que j’ai besoin de l’écrire pour me rendre compte que c’est réel.

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Un blog

Pourquoi un blog ?

J’ai longtemps écris pour moi, à une époque ça m’a aidée et soulagée, mais maintenant ce n’est plus le cas.

Commençons par le commencement, enfin, « en gros ». J’ai 28 ans, je suis issue d’une grande famille (comprendre famille nombreuse). Entrée dans la vie active depuis 2009 après des essais d’études peu fructueux, je ne m’épanouis dans mon travail que lorsque je travaille seule. Pas évident quand on est fonctionnaire et dans un grand bureau. J’ai de nombreux hobbies, les plus importants étant les jeux vidéos et les séries. Et les mots, tous les mots, sous toutes les formes. Lire, beaucoup, écrire, énormément. Je vis avec le Loup (mon homme) et le Chat. Les choses que je déteste, je n’en parlerai pas dans cet article, il y en a trop et elles feront l’objet d’autres billets.

Je m’y suis reprise à plusieurs fois avant de finaliser le paragraphe du dessus. Dans quel ordre coucher tout ça ? Envie d’en dire beaucoup mais le moins possible, faire de manière concise n’est pas mon fort. Ce sera peut-être bien pour de prochains articles, mais pour une présentation autant faire court et précis.

J’ai longtemps écris pour moi. En fait, en y réfléchissant, je n’ai jamais été constante dans mes écris « intimes », j’ai surtout écrit beaucoup de poèmes, de nouvelles et autres histoires courtes de personnages imaginaires. Aujourd’hui, j’écris publiquement non seulement pour me soulager, mais aussi pour laisser une trace, pour celles (et ceux ?) qui rencontrent des soucis similaires. Avoir des témoignages, espérer montrer une évolution. Voire espérer aller mieux.

Car c’est pour les soucis que j’écris aussi aujourd’hui. Mes problèmes avec moi-même, avec ma famille, qui sont quotidiens et qui sont en train de me gâcher la vie. Parce que je change d’avis tout le temps, parce que je n’arrive pas à m’assumer, et que ça retombe sur les gens qui m’entourent (sauf au travail, mais c’est un autre sujet).

Il n’y aura pas de noms ici, juste des pseudonymes, et quelques initiales pour les autres.

J’ai longtemps écris pour moi. Même si je reste anonyme, c’est avec la boule au ventre que j’écris de nouveau. Parce que je n’ai jamais aimé reconnaître ce qui n’allait pas, et qu’aujourd’hui, je fais un pas pour me forcer à ouvrir les yeux.