Mutation, Lacomme & Elle

Je n’écris plus beaucoup en ce moment, je n’ai pas de tas de choses à raconter, alors pourquoi ne pas tout regrouper ? Je pense que je serais plus active une fois en vacances, comme ma pause professionnelle va durer un bon moment, j’ai des projets pour notre petit chez nous.

La semaine passée, j’ai eu la confirmation de mon premier poste suite à ma formation. Je vais pouvoir travailler dans ma ville, à 10-15 minutes de la maison, soit dans la structure dans laquelle je me trouve actuellement en stage, soit une autre tout aussi près. Après 8 ans à travailler à plus ou moins 1h30 de chez mou et dépendante des transports, ça va me faire du bien d’être enfin posée.

Je profite déjà depuis deux mois de ce service qui ne tourne pas forcément très bien mais ou l’entente, l’entraide et la bonne humeur règnent !

La seule ombre au tableau, ce sont les douleurs causées par la grossesse. La dernière fois, elles avaient commencé vers 5 mois, mais pour cette fois, elles ont du se dire qu’un mois de rab ne serait pas de trop !

Il y a quelques mois, j’avais mis un nom sur le souvenir de ces douleurs grâce à Pénélope en entendant parler pour la première fois du syndrome de Lacomme. Pas un des nombreux professionnels de santé vus lors de ma grossesse n’avait diagnostiqué ça. Ces dernières semaines, je me suis même demandé si ce syndrome n’est pas également responsable dans les douleurs ressentie pendant le travail de l’accouchement. Heureusement, elles sont parties avec la délivrance.

Depuis une petite dizaine de jours, ces douleurs s’intensifient chaque jour. Toute station prolongée, quelle qu’elle soit, pose problème dès qu’il faut enchaîner sur un déplacement. L’impression que le bas ventre se déchire, voire la zone du périnée. Ce n’est pas constant, mais le temps et l’attention que me demande le boulot doit y être pour beaucoup !

Enfin, ça ne me met pas encore dans le même état que la dernière fois. J’espère que ça n’ira pas plus loin, quitte à ce que ça dure jusqu’au bout de la grossesse.

Pour finir aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’elle. Elle, c’est le secret que nous avons découvert hier lors de l’échographie du deuxième trimestre. C’est donc une petite fille qui viendra agrandir notre famille en novembre. Elle est parfaite d’après le médecin, mesures au top, et de très beaux clichés dans le compte rendu d’échographie, dont un de son visage de face, et de cette bouche qui a déjà l’air magnifiquement dessinée.

Nous sommes aux anges, mais tout autant que si ça avait été un garçon, aucun de nous deux n’avait de préférence.

Je me sens plus sereine depuis que cette échographie est passée. Je ne sais pas si c’est le compte rendu parfait ou cette belle photo de son visage, mais ça a été un déclic. La nuit d’avant avait été affreusement courte et mouvementée, mais je me rattrape déjà.

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15 & 4

Aujourd’hui, bébé J, ou plutôt Monsieur J comme il faudrait que je m’habitude à l’appeler, fête ses 15 mois. 15 mois de questions et de doute, de peur de ne jamais y arriver, mais de tant de découvertes et de moments magiques !

En ce moment, c’est en dehors de la maison que nous sommes au mieux, lui et moi. Lui et son père aussi d’ailleurs, même si Monsieur Loup a du mal à ne pas sur-réagir la plupart du temps. C’est dehors qu’il évolue, quand il a envie de tout regarder, de tout toucher, de tout goûter aussi ! Pas un seul des aliments qui passent sur la table ne lui échappe, et pour notre plus grand plaisir, il a l’air de tout aimer, même ma cuisine maison parfois râtée comme mes cookies d’hier.

Aujourd’hui, ce sont les 4 mois de la grossesse, l’entrée dans le 5ème mois.. Bientôt la moitié, et la fatigue se fait de plus en plus pesante, surtout à la maison. Curieusement, bien que toujours malade, après une première journée de prise au boulot, ça va mieux. Je sais que je serais épuisée aux alentours de 20h, mais j’ai l’esprit occupé par la surcharge professionnelle et quelque part, ça me détend.

La dernière fois, à 4 mois pleins, je sentais pour la première fois ces grosses bulles, les mouvements de bébé. Cette fois, la première sensation remonte à au moins 3 semaines et maintenant, quand je suis détendue et quasi allongée, je sens bien les coups.

J’ai ressorti la seule photo de mon ventre que j’avais prise la dernière fois, à 7 mois tout pile. Je suis bien obligée de constater qu’aujourd’hui, bien qu’avec 3 mois de moins, j’ai à peine moins de ventre.

Pourtant, j’ai toujours autant de mal à en profiter. Hier, en allant acheter de nouveaux soutien-gorge (je n’ai jamais autant galéré!) j’ai été très gênée de me rendre compte, après intervention de le vendeuse pour trouver quelque chose qui me convenait vraiment, que ma silhouette se redessinait complètement. J’avais juste envie de me cacher. Je continue à mettre des tuniques, des choses larges, des choses trop grandes, des choses de ma « vie d’avant ».

Malgré un beau « bébé » à la maison et un deuxième en préparation, j’ai du mal à réaliser et à savourer complètement, malgré les bons moments, je continue à m’enfermer régulièrement, au propre comme au figuré.

A l’arrêt

A l’arrêt à la maison. Toute la journée, à part quelques sorties obligatoires.

A l’arrêt sans rien faire, ou presque. Et pourtant, pas envie d’échanger. Pas envie d’appeler, pas envie d’écrire, pas envie d’envoyer un sms ou un mail, pourtant j’ai du retard à rattraper.

A l’arrêt dans mes réflexions. Ou pas. En réalité, j’aurais bien aimé. Que mon cerveau se mette sur pause pour compenser ce corps qui n’en peut plus, mais ce n’est apparemment pas comme ça que ça fonctionne. Que cette tête qui ne veut pas guérir ne m’empêche au minimum pas de dormir et de manger. C’est trop demandé, apparemment.

A l’arrêt depuis une semaine donc, une semaine à la maison et pas en stage comme prévu. Une semaine à s’occuper – un peu – de la maison, de bébé J, mais surtout de notre organisation future.

A l’arrêt, c’est ce qui m’attend dans deux mois. La décision est prise, après consultations compulsives du moindre élément, comparaisons diverses, épluchage du contrat de prêt de notre habitation. Environ un an à la maison, c’est ce que je prévois. Je ne sais pas si cette nouvelle grossesse et ce nouvel enfant vont guérir mes peurs et mes problèmes relationnels qui refont violemment surface en ce moment, mais je me sens prête à passer du temps seule avec eux, ce qui ne m’aurait jamais effleuré l’esprit pour bébé J. C’est même plutôt un besoin viscéral qui s’exprime par ce choix.

A l’arrêt pourtant, dans de nombreuses autres réflexions. J’ai curieusement peur de préparer l’arrivée de ce bébé, même s’il est encore temps de s’y faire, je n’ai pas cette envie d’anticiper que j’ai eu très tôt la dernière fois. J’aimerais dire que je laisse couler, mais ce n’est pas ça non plus. Bloquée, mais pas trop. Pas sur tout.

A l’arrêt… mais pas tant que ça.