Quand ranger rime avec…

Déranger

Je suis le genre de personne qui n’aime pas ranger, et qui vit dans une sorte de « bordel organisé ». Heureusement (enfin, tout est relatif), mon chéri n’étant pas vraiment de cette habitude m’en a fait prendre de meilleures, et j’arrive enfin à laisser un peu moins traîner mes affaires. Un peu moins…

J’ai pris la résolution, pendant les vacances, de ranger un peu ces choses qui, bien que je sache où elles sont, ne sont pas classées, et surtout pas indentifiables par d’autres que moi, quand elles ne sont pas carrément empilées dans un tas anarchique qui commencerait presque à faire sa propre vie. Je me suis attaquée à mon bureau, à mon armoire, et hier, c’était le tour de la chambre de bébé J.

Maintenant, tout est propre, tout est « à sa place » (dixit mon loup), mais j’ai déjà l’impression de ne plus rien retrouver !

Traîner

Je traîne toujours quand il s’agit de rangement. Je traîne à y penser, je traîne à m’y mettre, et quand je suis dedans, je traîne à le faire. Souvent parce que ça m’ennuie, mais surtout parce que je regarde tout, je réfléchis à tout, et je me plonge dans la contemplation de certaines photos, de vieux dessins, la lecture de vieux écrits. Il m’arrive même de me mettre à lire un livre, assise au milieu d’une pièce jonchée de papiers et de cartons.

Mais hier, c’est une autre trouvaille qui m’a fait m’arrêter.

Pleurer

Ca ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps, de pleurer devant un souvenir. Parmi les choses à ranger, il y avait toutes ces lettres et cartes qui accompagnaient les cadeaux reçus à la naissance de bébé J. J’ai retrouvé la jolie boîte de l’une des peluches, et j’y ai rangé une par une toutes ces lettres, en prenant évidemment le temps de les relire.

Il y en avait une que j’avais oubliée, peut-être parce que c’était une lettre sur une simple feuille, et non une carte, et donc qu’elle ne tenait pas debout sur l’étagère, à côté des autres, attendant patiemment d’être rangées. Une longue lettre rédigée de la main tremblante de ma grand-mère, probablement une des dernières qu’elle avait pu écrire elle-même. Tous ces mots, tout cet amour, ont évidemment ravivé le douloureux souvenir de sa disparition, et surtout celui de ne pas avoir pu lui dire au revoir de vive voix, pendant qu’elle vivait encore. J’avais transmis un mot à mon frère, pour qu’il le lui dise, alors qu’il était justement à mon chevet. Lors de l’enterrement, ma cousine m’a parlé de ces mots, elle était là quand mon frère a transmis mon message.

J’aurais tellement aimé le lui dire moi-même. En relisant cette lettre, et un passage en particulier, je retrouve comme un écho aux mots que je lui ai envoyés.

« Faites lui beaucoup de câlins, de bisous, et il pleurera peu. L’amour et la tendresse sont le grand secret de la vie heureuse, et n’oubliez pas de lui chanter des chansons… Ce sont les idées d’une arrière-grand-mère qui a l’expérience de quatre enfants et neuf petits enfants dont elle s’est beaucoup occupée et qui l’a rendue très heureuse. L’éducation vient après la tendresse, elle passe mieux. »

Ces mots ne seront jamais oubliés. Précieusement conservés, tout comme la lettre qui les porte.

Oui, je vais la ranger, elle et tant d’autres, mais à un endroit où elles seront toujours visibles.

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Fêter Noël

Ca a toujours été facile, pour moi, de fêter Noël, malgré ses similitudes avec l’anniversaire pour l’évolution des cadeaux reçus, j’ai toujours accordé moins d’apportance à cet aspect là de cette fête. Et puis, des cadeaux, j’en reçois toute l’année en quelque sorte, entre maman qui m’invite souvent à sortir, et mon loup qui m’offre par ci par là un jeu, un vêtement, une sortie…

L’anée dernière, un peu avant Noël, je réalisais que je ne voulais aucun cadeau, que j’avais ce que je désirais, avec ce petit être logé dans ce gros ventre, l’achat d’un appartement signé quelques jours plus tôt, l’obtention de mon concours, et tous ces beaux projets avec l’homme de ma vie.

Je me suis dit que cette année, avec un bébé dans les bras, Noël n’en serait que plus merveilleux. C’était le premier Noël à trois, et à la fois le premier Noël dans la famille de mon chéri.

C’était sans compter les blancs interminables, les interventions saugrenues de belle-maman concernant mes choix d’éducation ou en essayant d’imposer des vacances, et la belle engueulade mère-fils au milieu de laquelle je me suis retrouvée enfermée, même si aucun n’a essayé de me prendre à partie (ouf). Tout ça étant parti de mon flot de larmes après avoir entendu pendant de trop longues minutes ma belle-mère parler de sa propre mère, handicapée et vivant chez eux, qu’elle ne supporte plus et veut absolument mettre en maison de retraite contre la volonté de celle-ci. Quand je pense que ma mère et moi serions prêtes à faire pour que ma grand-mère revienne… j’ai craqué. La belle-mère n’étant pas au courant, ça a déclenché la dispute sur les nouvelles inexistantes (faux), que son fils ne s’intéresse pas à elle (faux), etc etc…

Bonjour l’ambiance. Heureusement, ça n’a pas eu l’air d’affecter bébé J.

Le ton et le rythme du lendemain ont été sensiblement les mêmes, nous poussant à partir un peu précipitament, pour respirer, pour souffler.

Et puis le lendemain, malgré le réveil tranquille, gros coup de stress et départ aux urgences pédiatrique pour une grosseur apparue dans le cou de bébé J… qui s’est révélé n’être qu’un petit abcès, et qui n’a pas l’air de le gêner tant que ça. Ouf. Je réalise maintenant que j’ai stressé pour rien, mais être à l’hopital m’angoisse déjà, et entendre tous ces petits pleurs (communicatifs) dans les couloirs, et tenter de distraire bébé et lui donner tout ce dont il avait besoin a instillé une tension dans mon corps dont j’ai mis deux jours à me débarrasser.

Ce passage m’a offert une nouvelle interrogation en pleine face, réalisant que vouloir un deuxième enfant aussi vite, ce serait ne pas pouvoir être disponible à 100% pour lui quand il en a besoin, tant qu’il est à un âge où il est si dépendant de nous… J’éprouve des sentiments contraires à ce sujet et les questionnements s’enchaînent depuis ce 26 décembre, mais je pense que j’en parlerai dans un autre article, si j’arrive à me mettre en ordre un peu.

Puis hier, un repas de famille, un petit Noël en retard que je n’attendais pas, auquel je n’avais plus envie d’aller, en partie à cause de la fatigue, mais surtout parce que je devais y découvrir de nouveaux visages, et j’avais peur d’être mal à l’aise. Il n’en a rien été. Mon père, sa compagne et la famille de celle-ci ont été adorables, l’ambiance était plutôt calme malgré leurs enfants courant partout. Nous avons beaucoup échangé, sur de nombreux sujets, et l’ouverture des cadeaux a été un moment très joyeux.

Mais là, encore une fois, la baffe. Voir ces 5 enfants, de 2 à 10 ans, jouer ensemble, ces cousins qui semblaient si proche, m’a ramené à mes souvenirs d’enfance, dans cette famille nombreuse, et à l’inévitable comparaison à la situation actuelle. Mes frères n’ont pas d’enfants et ne sont pas près d’en avoir. Je n’ai qu’une cousine qui a une fille, elles ne sont pourtant pas si loin de nous géographiquement, mais les différents chemins de vie ont fait que nous ne sommes plus proches de coeur comme avant. Concernant mes autres cousins, ce n’est pas à l’ordre du jour, si tant est que ça le soit un jour, mais ça je n’en sais rien. Et puis, certains sont encore trop jeunes, ou en pleines études.

Est-ce que bébé J devra passer son enfance sans cousins ? Cette question aussi me serre les tripes. Et mon frère qui m’annonce, lors de cette soirée, son voeu de partir s’installer durant l’année prochaine avec sa compagne loin dans le sud, dans ses racines à elle. J’ai envie de leur poser un millier de questions à ce sujet. Il va être difficile de se contenir, au prochain rassemblement de fêtes, dans deux jours chez maman.

Ca a toujours été facile, pour moi, pour nous, de fêter Noël. Cette année, j’ai eu l’impression de me morceler, de me découdre, malgré les petits bonheurs. Plus la vie avance, moins j’ai envie qu’elle avance. J’aimerais que Noël rime de nouveau avec insouciance, comme avant, quand nous étions enfants.

Jours de visites

Nous avons beaucoup bougé ces derniers jours avec bébé J, et mise à part la fatigue chronique causée par ces moments-là, il a été adorable.

Nous sommes partis vendredi soir pour voir notre famille, avançant notre arrivée d’une soirée, l’enterrement de ma grand-mère ayant lieu le samedi matin tôt. Très calme dans la voiture, à rire avec ma maman à ses côtés, un petit cauchemar juste avant d’arriver, des bisous et câlins à toute la famille et une nuit écourtée pour suivre. Cependant, il a été très cool les deux jours qui ont suivi.

Il a été une bouffée d’oxygène dans cette journée pleine d’une tristesse immense. Il a souri à tout le monde, est passé de bras en bras sans problèmes, et j’ai senti plusieurs fois que sa présence avait permis à ma maman de ne pas s’écrouler.

Aujourd’hui, il a eu droit à une nouvelle balade, en transports en commun cette fois, pour aller voir mes anciens collègues. Toujours aussi cool et calme, il a passé son temps à observer les paysages puis les gens autour de lui, en distribuant à nouveau des sourires et des rires.

Nous avons beaucoup bougé ces derniers jours, tous les deux. Il a eu beau passer de bras en bras, c’était dans les miens qu’il était installé le plus souvent. Et pourtant, quelque chose clochait. Toutes ces phrases contenant « ton fils » ont sonné creuses à mes oreilles.

Je suis maintenant convaincue au plus profond de mes tripes que je l’aime, que je suis prête à tant de sacrifices pour lui, mais il y a toujours quelque chose qui ne tourne pas rond. Toujours cette impression de vide quand je m’entends dire que j’ai « fondé une famille ». J’aime être près de lui, jouer avec lui, même si en ce moment ses pleurs dès que je le pose mettent mes nerfs à rude épreuve.

Tout à l’heure, dans le train, sur le chemin du retour, sentir son souffle dans mon cou alors qu’il s’était assoupi dans l’écharpe était la plus douce sensation ressentie depuis des semaines, comme si le temps s’arrêtait.

Et pourtant, je n’ai toujours pas l’impression d’être « sa » maman. D’être maman, tout court. Est-ce que ça changera, d’ici à la prochaine visite ?

Elle est partie

C’est fini. Elle est partie.

Ca faisait des années que j’avais compris que certaines choses n’appartiendraient plus qu’au passé. D’abord, les longues balades dans Paris, ou en vacances en Bretagne, la découverte des musées, des jardins, des bateaux, les cours d’histoire dissimulés… Tu ne marchais presque plus, lentement, difficilement, mais nous avons continué les autres activités.

Tu chantais encore beaucoup à l’époque. Tu nous as appris toutes sortes de comptines, de chansons de ton époque, fait découvrir les artistes qui avaient marqué ta vie. Plus encore que les chansons, ce sont toutes autres formes d’art que tu nous as appris à apprécier, la peinture, la sculpture, le théâtre, la poésie… Nous avons ensemble dévoré des dizaines de livres, et ce dès que tu nous avais appris à lire, en général avant l’âge de 5 ans.

Nous avons aussi longtemps cuisiné ensemble. Et même une fois que tu ne pouvais plus te déplacer jusqu’à ta cuisine, tu nous avais appris tant de recettes que nous prenions toujours plaisir à venir cuisiner chez toi et se régaler ensemble en partageant nos idées.

Puis tu es partie en maison de repos, dans une région que tu adorais, loin d’une partie de la famille, mais très proche d’une autre. C’est avec bonheur que j’avais pu t’y rejoindre, il y a quelques mois, pour te présenter ton arrière-petit-fils. J’avais compris alors que tu ne pourrais pas le prendre dans tes bras, même si tu le voulais, même si avec notre aide tu as essayé.

Nous avions beaucoup parlé ce jour là. Beaucoup, mais trop peu, lors d’une journée trop courte. Nous avions promis de revenir dès que nous le pourrions, de te voir au mariage, mais les aléas de la vie nous ont empêché de nous déplacer, chacun de notre côté.

Nous avons continué à échanger des messages, par machines interposées, par personnes interposées, des photos, des voeux, des chansons…

Ca faisait des années que j’avais compris… mais pas réalisé, et encore moins admis.

C’est fini. Elle est partie.

C’est le message que j’ai reçu hier. Tu t’étais affaiblie ces dernières semaines, puis ta santé avait dégringolé en quelques jours. Quand j’ai vu maman arriver en larmes sur le coup de midi, j’ai compris que tu ne tiendrais pas les quelques jours qui nous séparaient du week-end et de ma venue. Le coma avait pris possession de ton corps depuis quelques jours, ton souffle s’épuisait.

Je suis bien obligée de réaliser cette fois, et d’admettre. Admettre que plus jamais nous n’échangerons aucun mot, que plus jamais tu ne me raconteras tes souvenirs d’enfance, les images de la guerre, l’amour de tes parents, ta vie de femme indépendante qui avait choisi, après avoir perdu l’homme de sa vie, de « faire des enfants toute seule ». Admettre que nous ne cuisinerons plus jamais ensemble les pâtisseries ou les tajines de ta Tunisie natale. Admettre que nos pas ne résonneront plus de concert dans les rues de Paris ou sur les plages de cette Bretagne qui t’avait adoptée et que tu affectionnais tant.

A toi qui m’a élevée et aimée autant que mes propres parents, à celle qui m’a appris à me forger, à aimer l’homme et l’animal quelles que soient son origine ou son apparence, à toi à qui la vie n’a pas toujours souri mais qui a su rester la personne la plus forte qu’il m’ait été donné de connaître… Je te souhaite un merveilleux dernier voyage. Où qu’il se fasse, je te souhaite d’être avec ta chère soeur et tes parents, ainsi que ton neveu parti trop tôt, et cet homme que tu aimais tant, disparu il y a pas loin de 60 ans.

Ma chère grand-mère, sache que mon enfant saura quelle femme merveilleuse tu étais. J’espère que tu sais que maman est en train de suivre la bonne voie pour te ressembler, une fois de plus.

C’est fini. Elle est partie.

Ces neufs mois

Ca ne fait pas tout à fait neuf mois que bébé J a fait de nous des parents, mais il y a neuf mois jour pour jour, un peu plus tard dans la journée, j’écrivais ceci.

« Mon tout petit, mon bébé qui n’est pas encore là. Tu te fais désirer. Aujourd’hui, nous sommes le vendredi 4 mars 2016. Selon le corps médical, tu aurais du arriver hier. Selon moi, tu aurais du arriver depuis des années. L’attente a été longue, et souvent sans patience. »

Ca ne fait pas tout à fait neuf mois, et ces mots sont suivis de beaucoup d’autres. J’ai noirci plusieurs pages de ce petit cahier miteux que je traîne un peu partout depuis des années. Je lui ai dis tout ce que je voulais faire avec lui, pour lui, dès son arrivée, pendant ses premiers jours. Puis je lui ai parlé de sa famille, des ses grands-parents, de ses oncles, du mariage qui ressemblerait la famille cet été, de son arrière grand-père parti quelques jours avant sa naissance…

Et puis le texte s’arrête subitement, sans fin, sans que j’ai pu écrire tout ce que j’avais à écrire. Les heures qui ont suivi, les jours qui ont suivi, me reviennent en tête. Je ne peux pas m’empêcher de penser, après ces mois de doutes, d’échecs et de réflexions, qu’il sont en partie liés au mal que j’ai à me sentir mère et à avoir la relation dont je rêvais avec ce bébé.

Ca ne fait pas tout à fait neuf mois qu’il est là, mais il y a neuf mois, la poche des eaux se fissurait en pleine journée. J’ai mis quelques heures à me rendre compte que ça pouvait être ça, avant de partir en pleine soirée à la maternité. Les contractions ont commencé dans la foulée et ont duré une quarantaine d’heures avant que la petite frimousse nous soit dévoilée.

Durant ce travail éprouvant, j’ai eu le sentiment de ne pas être entourée, comme souvent ces neufs derniers mois. Bien que l’équipe de l’hopital était très compétente, ils étaient trop peu nombreux (salut la fonction publique) et avaient l’air tous dépassés devant la souffrance d’une patiente qui n’a pas droit à la péridurale.

J’ai eu le droit de tester des protocoles que certaines n’avaient jamais vu appliqués. Surtout, j’ai été manipulée comme une femme sous péridurale, obligée de rester allongée sur un dos qui me faisait souffrir alors que la position debout était une délivrance. Pas écoutée même si soutenue, ni par le corps médical, ni par mon homme qui a été présent tout au long de la dernière journée.

Comme une promesse pour la suite. Comme un avant-goût de ce qu’allait être notre début de vie à trois. A part mon médecin traitant dont le dévouement est sans faille, pas ou peu de soutien du reste des spécialistes de santé, sans parler de la famille, dont le peu de personne que j’ai essayé de mettre au courant a fui la situation en détournant les conversations. Si, je suis certaine que c’était volontaire, qu’ils ont compris. Peut-être voulaient-ils que ça reste intime, que ça « ne regarde que moi ».

Je n’en aurais jamais la certitude, puisque j’ai décidé de ne plus en parler. Plus à mon homme, plus à ma meilleure amie dont je suis pourtant si proche, plus à mes parents ni à mon frère. Personne.

Pourtant, malgré les bas, il y a eu des hauts aussi. J’ai l’impression que ma vie n’est faite que de ça ces derniers temps, de montagnes russes.

Ca ne fait pas tout à fait neuf mois. Quelque part, la situation s’est un peu améliorée entre lui et moi. Depuis ce fameux éclaircissement, je n’ai plus jamais redouté de me retrouver seule avec lui, plus jamais ressenti cette boule dans le ventre en allant le cherche le soir.

Et pourtant, il manque quelque chose. Je sais que je l’aime, mais je me demande si je suis prête à tout pour lui. Cette réflexion me déchire de l’intérieur, l’admettre et le coucher par écrit m’aidera j’espère à consolider mes réflexions autour de ça. J’ai toujours des crises d’angoisses et de longues séances de larmes. Je cherche ma place trop souvent, avec bébé, avec mon homme, avec ma famille, en cours…

C’est ça, je cherche ma place. Ca ne fait pas tout à fait neuf mois, et plus les jours défilent, plus j’ai l’impression de m’effacer, de disparaître, de n’être qu’un pion de passage qui vit pour être à disposition des autres sans être écouté.

J’espère que les neufs prochains mois seront meilleurs. En tout.