Cette réaction…

Hier, je déjeunais avec maman, quand nous avons eu une discussion qui a commencé à me tirer des larmes des yeux.

Il y a quelques semaine à peine, au détour d’une conversation évoquant les personnes qui nous avaient marquées dans notre parcours professionnel, j’avais évoqué cet homme charmant, que j’avais assez peu connu, mais avec qui je m’étais de suite très bien entendue. Pendant les quelques semaines passées à travailler dans ce service, nous nous étions retrouvés aux pauses café. On avait plein de points communs sur les loisirs, alors les discussions étaient animées, et puis, il connaissait ma mère, ma tante (une des soeurs de maman) et mon oncle depuis un petit moment, travaillant dans les mêmes branches, voire les mêmes bureaux, de nombreuses fois en une dizaine d’années.

Je n’avais travaillé dans ce service que quelques semaines, et malgré cette bonne entente, nous avons seulement eu des informations l’un de l’autre par personnes interposées les premières années. Puis plus rien, les années passant. Il a changé de service, mais il n’était pas très loin.

Hier, en évoquant d’abord sa femme, maman a parlé de lui. Il est mort. Suicide, il y a deux ans, après que sa femme eu demandé le divorce.

Hier je déjeunais avec maman. Plus que la discussion, c’est son sourire au moment de l’évocation de ce triste évènement qui m’a tiré des larmes aux yeux. Pourquoi ce sourire ?! Pourquoi cette réaction ?! Elle m’a inspiré un profond dégoût pendant quelques secondes.

Je ne sais pas si elle a lu en moi, si c’est le cas il n’en est rien paru, mais elle a continué. Elle avait au bord de la mémoire ce souvenir d’un homme courageux, qui avait tenu la jambe à un client fraudeur et receleur, le temps que la police, avertie sous les yeux du coupable sans qu’il n’en sache rien, arrive sur les lieux pour l’arrêter. Sans trémolos dans la voix, sans une hésitation. Les yeux de maman brillaient. Elle a parlé de lui comme d’un héro, sans détour, en utilisant cet exact terme.

Maman a cette capacité phénoménale de retenir le bon chez les gens, je le savais déjà. Je ne l’ai vue triste qu’à de très rares occasions, et je viens de saisir l’une de ces armes.

Je parlais il y a quelques jours du deuil. En pensant à une personne disparue, c’est justement sa disparition qui me revient de suite en tête.

J’aimerais pouvoir avoir une réaction pareille à celle qui a illuminé hier le regard de maman. Avec le temps, peut-être.

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Ce que j’aurais aimé savoir… sur les difficultés maternelles.

Happynaiss

Le baby-blues, je pensais que c’était un truc inévitable mais limite marrant comme dans les films : en pleine descente d’hormones, la mère disjoncte et pleure pour un rien dans son lit d’hôpital, tandis que son entourage la surveille d’un œil mi-inquiet, mi-amusé en attendant que ça passe. La pauvre, elle fait son baby-blues. Un peu à la April Kepner dans le dernier épisode de GA : avec la petite musique en fond sonore et la réaction de Jackson, ça fait gentiment sourire plus qu’autre chose. A la Nicole Ferroni dans Post-natale, ça fait carrément rire. Le taux d’hormone remonte et ça repart !

La dépression post-partum, je pensais que c’était un truc sombre pour les meufs fragiles, les dépressives sur les bords, les filles tristes par essence qui ont manqué d’amour parental,  celles qui gèrent déjà difficilement leur vie avant bébé. Comment peut-on faire une dépression alors qu’on a un bébé ?! Un…

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Grandir

Grandir. Voilà un terme qui m’a toujours fait peur. Aussi loin que je me souviennes, ça doit être une des choses qui me terrifie le plus. Grandir, changer, vieillir, disparaître… Pas que pour moi, mais aussi pour tous ceux qui m’entourent, et ce sentiment s’est exarcerbé pendant les grandes étapes de la vie, et chacune des pertes qui les ont ponctuellement accompagnées.

J’ai tellement peur de grandir, que jusque récemment, je me considérais comme une gamine. Je me nommais ainsi, me décrivais ainsi, allant parfois jusqu’à me comporter ainsi, bien qu’à l’aube de la trentaine. Des caprices, des dépenses, des mises en danger (paradoxal non ?) des coups de tête…

Pendant longtemps, ce qui me terrifiait le plus, c’était les responsabilités qui allaient venir en grandissant, les nouvelles choses que je devrais avoir à faire en étant « grande », ou « adulte ». J’étais persuadée que j’étais incapable de passer une épreuve écrite, une épreuve orale, de changer d’école, d’entrer à l’université, de trouver un travail, de chercher des stages, de partir en voyage, de faire de nouvelles rencontres, de retourner à l’école, de former, de manager, de vivre en couple durablement…

Et pourtant, tout ça, je l’ai accompli. Et j’ai grandi, par la même occasion.

Grandir… La seule perspective qui ne m’a jamais effrayée dans cet aspect, c’est d’avoir des enfants. J’étais prête à les avoir à n’importe quel âge, avec n’importe qui s’il le fallait, dans l’ombre de la double vie d’un homme marié, jusqu’à ce que le spectre de cette situation me plâne au-dessus de la tête, quelques années après m’être fait cette réflexion pour la première fois. Heureusement, la raison s’est pointée au bon moment, et m’a fait claquer la porte. M’a fait grandir, encore une fois.

Puis quand j’ai été prête, j’ai eu peur de grandir sans enfants. Quelque chose que je n’avais jamais envisagé, et qui m’a poursuivi pendant des années.

Après la naissance de bébé J., la peur de mourir m’a rattrapée par le col, à deux mains, d’une poigne de fer. J’avais grandi en donnant la vie. j’avais accompli quelque chose réservé aux grands, aux adultes, une étape de plus de franchie dans ma vie. Pas une étape de plus vers la vie, mais bel et bien une étape de plus vers la mort.

Sans aller trop loin sur ce sujet, vis à vis de mes croyances, cette étape m’a rapprochée d’une figure d’ancêtre, de vieille femme, que je n’étais pas prête à accueillir malgré tous les projets qui ont mûri et/ou fleuri pendant cette grossesse.

Grandir. J’en ai de plus en plus peur. Même si maintenant, c’est aussi voir bébé grandir qui me fait peur. Les journées sont trop courtes, le temps passe trop vite, malgré ces journées que j’ai regretté d’avoir vécues tant elles s’étiraient en pénibilité. Il change tous les jours, trop vite.

Déjà 7 mois à grandir.

Hier, dans un moment de jeu entre deux passages derrière les fourneaux, je me suis penchée vers lui, et il m’a gratifiée d’un de ces immenses sourires dont il a le secret. Sur sa gencive inférieure pointaient ces petites traces blanches, annociatrices des premières dents. D’ici quelques semaines, son sourire de bébé, ce sourire sans dents auquel je pensais ne pas pouvoir me faire il y a encore quelques mois, va terriblement me manquer.

J’ai fondu en larmes. Je trouve tellement bête en y repensant, mais ça m’a vraiment choquée. J’ai eu peur qu’il grandisse. Je lui ai dit entre deux sanglots que je voulais qu’il reste un bébé, encore, que ces moments durent, que j’avais l’impression de passer à côté de tellement de choses. Que s’il grandissait trop, il ne serait plus jamais un bébé.

Grandir… ce mot m’a fait encore plus peur hier soir, plus peur que jamais. Trop d’émotions tournent et se bousculent. Est-ce que j’ai peur que le temps de cligner des yeux, il rentre à l’école ? Est-ce que j’ai peur de passer de moins en moins de temps avec lui, à mesure que les jours et la carrière avancent ? Est-ce que j’ai peur qu’on soit séparés trop vite ? Est-ce que j’ai peur de ne pas pouvoir échanger aussi facilement avec lui quand il sera plus grand ? Peur de reproduire des schémas de ma propre famille qui m’ont terrorisée ?

Pas de réponse. Je me contente alors de reprendre ma liste établie il y a quelques jours : cette liste d’objectifs pour l’année, cette liste pour amorcer des changer et tenter d’avancer plus sereinement vers l’avenir. Je la reprends et j’y ajoute un but, en un seul mot.

Grandir.

Le Deuil

Une énième insomnie, faisant suite à un énième cauchemar. Levée une fois, puis deux, et la troisième sera la bonne. Se retrouver devant la fenêtre d’abord, constater être la première lumière aujourd’hui. Même les habituels lève-tôt du dimanche dorment encore profondément. Ouvrir la fenêtre. Pas un bruit…

Soupir. Un yaourt, une boisson chaude, et installation devant l’écran. Ouverture automatique des onglets, musique lancée d’office, B.O. de jeu, plutôt triste, et des bribes du cauchemar de la nuit font remonter des souvenirs.

Je pense à lui, qui nous a quitté depuis un peu plus de 3 ans déjà. Je pensais déjà à lui le week-end dernier, et celui d’avant, j’avoue ne plus savoir pourquoi. Il avait l’âge de mon père, à tout juste quelques jours près, et des enfants, 4 garçons. Je pense très souvent à lui en vérité, quand j’y pense, et je rêve de lui, parfois.

En pensant à lui, je pense à d’autres qui nous ont quittés ces dernières années. Alors j’avais envie de parler du deuil.

Penser à lui, penser à eux, ça fait mal. Je me suis autorisée à accepter, au fil des années, que les souvenirs s’appaisent, mais pas la douleur. Jamais. Les souvenirs de l’annonce de la maladie, de son évolution, de son impact physique extérieur en plus des chamboulements intérieurs, des derniers instants, du coup de téléphone qui dénonce son départ. Tous ces souvenirs laissent peu à peu place à ceux, joyeux, des moments partagés ensemble, pendant l’enfance, à l’âge adulte. Puis les détails de son « lui d’avant » reviennent, ceux du « lui des derniers jours » s’estompent. Je revois sa carrure impressionnante, cette voix très grave, un peu dure, qui devenait si chaleureuse quand il chantait, la guitare à la main. Son sourire franc, les yeux plissés, ce gros cigare qu’il aimait fumer de temps en temps. Son odeur, son regard, son studio, sa voiture… J’oublie peu à peu les mauvais moments pour ne garder que le meilleur, mais la douleur de savoir que je ne le reverrai jamais est vive, comme au premier jour.

Il a longtemps été comme un deuxième père pour moi. Peut-être est-ce pour ça que ça fait autant souffrir.

Il y a lui, mais aussi des amis, des tantes, mon grand-père… J’ose dire que tous ne me manquent pas de la même manière, parce que nos parcours communs sont différents. Tous n’ont pas fait montre du même amour, que ce soit envers moi ou d’autres, mais tous ont été aimés et entourés, quel que soit le moment. Le souvenir de leur départ déclenche une douleur intense, que seul le bonheur d’avoir pu vivre à leur côté atténue un peu, mais certainement pas le temps, ni le fameux « il/elle est mieux là où il/elle est maintenant. il/elle ne souffre plus, au moins ». Si les gens pouvaient cesser de nous dire ça.

Il y a deux autres personnes dont je parle peu. En fait, je me rend compte que je n’en parle qu’à l’écrit. Ces personnes appartiennent à une vie passée, liées à moi par un homme que je ne fréquente plus, avec lequel je ne communique plus, malgré les années passées ensemble.

Je l’ai déjà écrit ici, mais quand je me suis séparée de cette homme, sans le savoir, j’étais enceinte. Je ne l’ai découvert qu’à l’annonce de la fausse couche. Quelques semaines avant notre séparation, on apprenait le cancer de sa maman. Un an et demi plus tard, juste après mon anniversaire, et juste avant celui de son fils, elle disparaissait. Je l’ai appris au matin, sur le trajet du travail, et la journée a été très pénible.

Je la pleure encore aujourd’hui. Même si nos vies avaient pris des chemins différents et s’étaient éloignées, elle avait continué à me témoigner beaucoup de respect et d’amitié. Quelques semaines en arrière, en plein mois de septembre, cette douleur au réveil causée par le souvenir de cet enfant perdu était aussi un souvenir dirigé vers elle. C’était une personne forte, au parcours de vie difficile, mais toujours aimable et radieuse, un vrai rayon de soleil pour ses amis et le peu de famille qu’il lui restait.

Je n’y avais jamais repensé jusqu’à aujourd’hui, mais quand elle a su qu’à l’époque son fils et moi nous lancions dans les essais bébé, elle a prié tous les saints pour que nous ayons une petite fille, elle qui n’avait eu que des garçons. Même sans être insistante, elle nous en a parlé plusieurs fois. Ce que je vais écrire peut paraître stupide, mais je me plais à imaginer que cette fausse couche cachait peut-être cette petite fille dont elle rêvait tant et que quelque part, dans cet après, dans ce « monde meilleur » dont on nous rabache les oreilles, elles peuvent jouer toutes les deux, autant qu’il leur plairait, ensemble.

C’est aussi ce genre de pensées un peu « gnangnan » qui m’aide à tenir, quelque part, quand je pense à ceux qui sont partis. En compagnie de ceux qu’ils ont priés, ou de ceux qu’ils ont aimés, partis avant eux ou les ayant rejoints par la suite.

Une énième insomnie, faisant suite à un énième cauchemar. Levée une fois, puis deux, et la troisième sera la bonne. Se retrouver devant la fenêtre d’abord, constater être la première lumière aujourd’hui. Même les habituels lève-tôt du dimanche dorment encore profondément. Ouvrir la fenêtre. Pas un bruit…

Ecrire, écrire, encore et encore. Verser une tonne de larmes sur le clavier. Penser à celles et ceux, la famille, les amis, ou encore les personnes dont je lis assidument les blogs, qui passent par de telles épreuves. Penser que cet article est un peu pour eux, un peu pour nous, un peu pour ceux qui sont partis.

Puis se tourner vers les premières lueurs. Le soleil se lève enfin. Nouveau jour à vivre avec de douloureux souvenirs, mais avec tant de belles personnes et de beaux évènements également. Et d’heureux souvenirs à construire.

Cette année

Une nouvelle année a commencé depuis lundi. Elle va être difficile, car elle combine tant de choses que je n’aime pas. La scolarité, le contact avec des inconnus imbus, dépendre de gens que je ne connais pas, tirer au sort mes binômes de travaux collectifs ainsi que mes stages et ma future affectation.

A peine commencé, cette scolarité m’atteind déjà gravement et me démet au moins autant que ma dernière année de lycée, 10 ans en arrière.

Tremblements, nausées, angoisses et panique incontrôlable, s’échapper aux toilettes pour empêcher les larmes de monter, regarder discrètement quelques photos sur mon téléphone pour arriver à me reprendre, peiner à se concentrer sur un cours pas fait pour moi…

Si je suis déjà dans cet état après une petite semaine, qu’est-ce que ce sera à la fin du mois ? A la fin du trimestre ?

Alors je veux me reprendre en main et faire quelque chose que je n’ai jamais fait : une liste d’objectifs. Pour cette année pas très complète, puisqu’elle courra jusqu’au 31 août, je veux me mettre à l’épreuve, sur tous les plans, pour arriver dans un bon état d’esprit et une forme physique qui conviendra à mon futur rythme quand je prendrait mon poste au 1er septembre.

Voilà donc quelques objectifs, par thème.

Scolarité :
– à défaut de concentration pendant les cours, réviser et potasser chez moi de manière régulière
– jamais une seule note sous la moyenne
– être efficace dans les travaux de groupe, être + dans l’action que dans l’observation
– me battre pour arriver à obtenir les stages qui m’intéressent
– étudier tous les parcours pour choisir au mieux mes potentielles affectations pour la liste de voeux

Vie perso :
Grandir
– passer plus de temps avec bébé
– lui faire un peu de lecture chaque jour
– arriver à dire « mon fils » en parlant de lui bordal de marde (même à l’écrit c’est toujours aussi difficile)
– organiser des activité de famille au moins un (jour de) week-end par mois
– appeler plus souvent mes parents et mes frères, la plupart du temps les appels et demandes de nouvelles viennent d’eux…
– idem pour mes deux meilleurs amies…
– garder contact avec les rares collègues qui me manquent
– garder contact avec ma future ex belle soeur… malgré la rupture entre eux, ça reste une personne que j’apprécie grandement sur beaucoup de points
– organiser une fête en petit comité avec des gens de la famille proche pour le premier anniversaire de bébé J
– ranger cette troisième chambre qui sert de débarras et ne ressemble à rien…

Economies :
– arriver à poser ma carte bleue et à être moins dépensière
– me contenter d’un achat maximum par mois et par thème (habillement, jeux…) pour bébé… on a déjà tellement de choses
– un restau par mois grand max au lieu d’un par semaine minimum…
– faire ce restau par mois avec chéri de préférence
– mettre l’intégralité de ma prime de scolarité de côté
– arriver à faire des économies en plus (est-ce que je devrais me fixer un objectif chiffré, même faible, pour me motiver ?!)

Cuisine et poids :
– cuisiner les repas de bébé, les mélanges de purées surgelées, c’est bien pour dépanner, mais au final c’est toujours la même chose…
– cuisiner des goûters aussi
– essayer de varier un peu plus les repas que je prends avec mon homme
– faire des menus pour la semaine, pour l’équilibre du corps et du porte monnaie
– arrêter de craquer sur des aliments plein de gluten alors que je suis intolérante et que j’en souffre après bordal de marde
– reprendre la perte de poids bien amorcée entre l’après grossesse et le milieu de l’été… je stagne et ça joue beaucoup sur mon moral (objectif : passer sous la barre des 70 kilos)

Loisirs :
– me remettre à marcher, arrêter de trouver la moindre excuse pour ne pas sortir
– passer moins de temps sur mon téléphone
– lire au moins 1 roman par mois, 2 ce serait préférable, j’ai largement le temps de trajet pour !
– essayer de lire autre chose que de la fantasy / fantastique
– écrire, écrire et écrire zut !! j’ai cette histoire en tête qui se developpe de plus en plus, j’aimerais essayer de l’écrire dans l’année.
– reprendre l’apprentissage de la guitare, arriver à jouer au moins 1 de mes morceaux favoris
– continuer les concerts avec maman (deux d’ici 1 mois, facile… donc en 2017 on continue !)

J’essayerai de passer par cette liste à mi parcours, ou à des dates clefs de cette année de scolarité, en tout cas elle sera au moins révisée au 31 août !
Au mieux, si j’ai oublié des choses, je reviendrai éditer pour les ajouter.

Vous êtes sérieux ?!

Hier, j’ai eu mon premier jour de cours. Nous sommes censés passer nos journées ensemble pendant plusieurs mois, alors les présentations se sont imposées.

Présentations croisées, beaucoup d’humour quel que soit l’âge, l’origine régionale ou professionnelle. Vient le tour d’un homme, annoncé comme père de trois garçons en pleine adolescence. Drame.

Les dindes s’esclament (et même les dindons !) à grandes tirades. Oh non, mon pauvre, quelle galère ! Ahlala, la maison doit toujours être en crise ! Han mais t’as pas une seconde à toi ?!

Vous êtes sérieux ?!

Les réactions ont été les mêmes pour chaque personne avec un ou des enfants, en fait, plus ou moins modérées… Et à côté de ça, dès le premier midi ensemble, on demande aux autres mariés sans enfants pourquoi ils n’en ont pas.

Vous êtes sérieux ?!

Quand tu as un bébé, on te plaint. Tu dois être fatiguée ! Il fait ses nuits ? Tu ne dois plus avoir de vie sociale… Ah bon, il est sociable ? Attends un peu l’angoisse de la séparation…

Quand tu as un petit, on te plaint. Ah le fameux « terrible two ». Oh tu vas passer par telle crise. Il te jette déjà ses jouets à la figure ? Ah il te suit jusque dans les toilettes je parie ?

Quand tu as un primaire, on te plaint. Va falloir se remettre dans le bain pour l’aider aux devoirs. Ohlala bientôt la pré adolescence ! T’es pas super soulagée que ce soit la rentrée pour les mettre à l’école ?

Quand tu as un adolescent, on te plaint. Il doit te défier tout le temps ! Pas trop dur de supporter les copains ! Avoue que tu lui mets des claques, ou que t’aimerais bien le faire. Qui est-ce qui commande à la maison ?

Vous êtes sérieux ?!

Par qui ont été élevés des gens avec de pareilles réactions ? Ils ont des enfants en plus ! Les ont-ils vraiment désiré ? Est-ce que c’est à la mode de se revendiquer mauvais parents ?

Je comprends pas l’intérêt de telles réflexions… Est-ce que ces parents regrettent tellement leur vie de l’époque dans enfants qu’ils se vengent à essayer de dégouter les jeunes parents sur ce qui pourrait potentiellement les attendre ?

Avec moi, ça ne risque pas de marcher. Merde, gardez votre frustration de parents incapables pour vous.

Si ça me met déjà dans cet état en deux jours, elle va pas être facile cette année scolaire…