L’enfer des week-end

Je crains et redoute les week-end, depuis que j’ai repris le travail. Déjà un mois… Pourtant, les jours semblent très longs quand on y est, le travail traîne, les dossiers sont difficiles, et il y a beaucoup d’autres éléments pro à travailler en plus des réclamations et suivis habituels. Mais en regardant un tout petit peu en arrière, j’ai l’impression d’avoir repris le travail hier.
Avant de reprendre, j’attendais déjà les week-end. Je les voyais comme salvateurs. Je pourrais décompresser de ces presque trois heures de trajet quotidien, compenser le peu d’heures passées en famille le soir. Et finalement…
J’ai voulu publier cet article vendredi, puis j’avais toujours quelque chose à ajouter. Samedi, dimanche… et nous voici de nouveau à lundi.
Je crains et redoute les week-end. Je n’arrive pas à profiter de bébé. Ces craintes quand je suis avec lui refont surface, décuplées comparées à celles d’avant reprise. Je n’arrive pas à profiter de mon homme. Son comportement vis-à-vis de ce petit être est effrayant parfois. Il tente de le rabrouer au moindre bruit un peu fort, veut toujours le laisser dans sa chambre, et ne manque pas de se plaindre au moindre regard amoureux que j’arrive à accorder à notre demi-nous. Alors on passe de plus en plus de temps à se disputer.
Je crains et redoute les week-end, et le dernier n’a pas remonté le niveau. J’ai peur de finir par m’enfermer dans une triste monotonie, à force d’essayer de me blinder contre mes deux hommes. J’essaye de me détendre, mais l’un comme l’autre me rappellent toujours à l’ordre. De nouveau, l’impression de n’exister que pour eux, de ne pas arriver à m’évader. J’en viens à avoir hâte à mon premier trajet de la semaine, pour me replonger dans la lecture, même si celle-ci est perturbée par toutes ces petites pensées parasites.
J’ai hâte de trouver une solution, même s’il est difficile de s’y pencher. De ne plus craindre et redouter les week-end.
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